Juste avant Noël, j’ai reçu par la poste un petit livre que, dans un premier temps, j’ai à peine regardé et que j’ai même oublié.

Puis je suis retombée dessus par hasard, en cherchant autre chose, et je me suis demandé comment j’avais pu passer à côté. Sa couverture (magnifique !) appelle à la découverte.

Ce livre, c’est Poèmes en paysages de Géraldine Hérédia et Clothilde Staës.

 

poemes paysages 1

 

Il est paru dans une toute petite maison d’édition au charme fou, Le port a jauni. Basé à Marseille, l’éditeur publie des ouvrages bilingues Français-Arabe qui ont tous pour point commun une écriture poétique et une mise en image très recherchée.

En ouvrant le livre, je ne suis pas déçue. C’est un appel à l’évasion, un voyage à travers les saisons, la nature. On butine de page en page bercé par les poèmes de Géraldine Hérédia et les eaux fortes colorées de Clothilde Staës. Le recueil se lit dans les deux sens : en français d’un côté et en arabe de l’autre. « La forme et le fond sont imaginés en fonction des deux langues et de leur sens de lecture. L’arabe et le français se lisant en sens opposés, il s’agit de trouver une solution ludique dans la forme du livre et dans le déroulement de l’histoire pour permettre une lecture dans les deux sens, et l’illustration est alors créée pour jouer avec le texte ».

 

poemes paysages 3

 

Et même si on ne lit pas l’arabe (ce qui est mon cas), les calligraphies ajoutent ce « je ne sais quoi » au livre qui lui donne ce côté si unique.  En tout cas, c’est une vraie belle découverte à tous les niveaux : texte, illustration, édition. J’attends avec impatience le nouveau titre qui vient de paraitre chez ce même éditeur (et que je viens de commander !) : Passants habiles…je vous en parlerai sûrement bientôt.